J’ai vu j’ai lu

(14/11/2009)

surleviftrimarrant2009scne093.jpg

Je me rends compte que ce blog ressemble à une maison de campagne : on y va quand on a le temps, et quand on y entre… Quel foutoir ! Quel aimable désordre ! Mais bizarrement, c’est une pagaille qui colle à nous-même et on n’ose pas y toucher, on s’y trouve finalement bien, elle nous ressemble.

Pourquoi donner des nouvelles justement sur cette page ? Et pourquoi sur une autre ? En fin de compte, depuis janvier de cette année, je n’ai pas donné de nouvelles pour la raison simple que je n’en avais pas à donner… C’est dommage, mais sur le plan de l’écriture, mes activités sont plutôt en « stand by« …

Quoique… C’est inexact. La photo ci-dessus témoigne que je ne m’ennuie pas. La scène est une activité qui prend beaucoup de temps, et celles et ceux qui me connaissent et m’ont vu et entendu avec mes copains du Tri Marrant fin septembre, ceux-là savent que l’écriture de chansons est une « spécialité » qui demande du temps et de la rigueur.

Et puis, restent les activités professionnelles, apportant tour à tour rancoeurs et satisfactions. Quel lien avec l’écriture ? Eh bien d’abord, une utopie : faire des élèves des lecteurs c’est déjà un sacré pari. En faire des écrivains ? Quelle présomption ! Et pourtant…

Mais je me résous ici à livrer une information qui pourra avoir un certain poids à mon propos : je me suis lancé dans l’écriture d’une chronique pour jeunes : un livre pour lecteurs d’une dizaine d’années.

Autres lecteurs, autres contraintes, sujets ciblés, et propos visant à des objectifs établis et clairement perceptibles. Les rares lecteurs du « Journal d’un gamin du baby-boom » y verront sans nul doute des clins d’oeil.

Voilà un gamin de dix ans, Charles, en weekend chez son Papy Antoine, brave sexagénaire retraité installé dans le sud du département. Plus de cinquante ans les sépare. Le quotidien du gamin s’entrechoque avec les souvenirs de jeunesse de l’homme d’âge mûr…

Invitation à la réflexion. Bon sang… Cinquante ans, ce n’est qu’une bonne moitié dans la vie d’un homme, et déjà tant de bousculade dans nos manières de vivre, dans nos enjeux, dans notre perception du bonheur ! Quelle dérision, cette passion pour le jeu de billes des années soixante, comparée à cette frénésie addictive pour les jeux électroniques fourrés dans les poches et sortis à la récréation !

Et, sans verser dans la nostalgie stérile et passéiste, c’est aussi l’occasion de jeter un regard sur le monde qui nous entoure, les choix que nous avons faits autrefois, ceux sur lesquels nous nous sommes trompés, ceux que nous aurions dû faire perdurer. Et Charles, fort de cette narration de son grand-père, n’en est pas moins conscient des différents excès de chaque époque, de son regard à la fois naïf, spontané et naturel.

Des époques, donc, mais aussi des lieux. Antoine est un ancien roubaisien. Ses photos témoignent d’une histoire locale révolue avec ses joies et ses peines.

Projet en cours, affaire à suivre. le titre même n’est pas choisi de manière définitive. Comme il s’agit d’un livre de jeunesse, l’aspect graphique n’est guère oublié. Les dessins de Hugo, un jeune illustrateur de seize ans viendront agrémenter le propos. Des nouvelles d’ici deux ou trois mois, j’espère…

braydunes.jpg

(29/08/07)

Bientôt la rentrée, il va falloir lever le pied dans nos activités culturelles… Je n’ai pas, ces deux derniers mois, seulement terminé mon quatrième ouvrage, j’ai aussi construit ce blog, rempli quelques grilles de sudoku, lu des magazines de tous ordres…

Je suis peu allé au cinéma parce que rien ne m’inspirait vraiment cet été. J’aurais pu aller voir Harry Potter avec ma petite famille, mais il y a belle lurette que les aventures du jeune sorcier ont épuisé mon intérêt. Je n’ai pas su terminer le cinquième volume, et je crois que l’adaptation cinématographique des premiers ouvrages de Rowling y est pour quelque chose. Il y a quelque chose, ne serait-ce que dans le choix des acteurs, qui « casse » l’imaginaire. L’actrice jouant Hermione, par exemple, est vraiment trop « canon » par rapport au texte. L’acteur jouant Rogue ne m’inspire pas non plus… Mais il ne faut pas cracher dans la soupe. Il y a quelques années, dans ma classe,  j’avais proposé le premier volume comme lecture à mes élèves. Pour eux, incroyable découverte ! Nom d’une baguette magique, voilà qu’on éprouve du PLAISIR à lire ! Plus tard, voilà l’ouvrage adapté à l’écran… Belle aubaine, aucun mal à pousser mes jeunes lecteurs à aller au cinéma. Résultat ? Déception… Eh oui… Découvrir le plaisir de lire, se forger des images mentales de personnages, de décors, de voix, brutalement cassées dans son imaginaire par l’apparition – autoritaire – visuelle et auditive de ce qui n’est, après tout, que l’interprétation d’un cinéaste… Mais allez  faire comprendre aux élèves que c’est eux qui ont raison…!

Ah, les adaptations cinématographiques…! N’allez pas croire que je m’en méfie de manière systématique. J’imagine que pour un auteur, c’est la consécration… (au moins financière !)  Mais, honnêtement, si un jour on veut adapter « Les lignes obliques » à l’écran, ça me pose une myriade de questions. J’avoue que l’une des premières… « Qui va jouer Méline ?… »

Cela étant dit, il existe de nombreuses réussites. Un exemple récent : « Ne le dis à personne« . Habituellement, je lis d’abord, je vais voir le film après. Cette fois, j’ai fait le contraire. Premier a priori positif, d’ailleurs, parce que c’est un film français. C’est Guillaume Canet… derrière la caméra. Devant, c’est Cluzet, Dorléans, Dussolier… Adaptation à la française d’un texte américain. Et du coup, j’ai lu l’excellent livre d’Harlan Coben… et celui qui a suivi (« Promets-moi« ) qui m’a , je dois le dire, un peu laissé sur ma faim.

J’aurais également pu aller voir « Ensemble c’est tout« . Eh bien non : trop peur d’être déçu. Tant d’empressement, pour Berri, pour adapter ce superbe roman d’Anna Gavalda à l’écran, pour moi, c’est suspect. Canet pour la peau de Franck, d’accord. Audrey Tautou dans le rôle de Camille… je n’y crois pas. Camille, c’est pour Charlotte Gainsbourg, Romane Bohringer, voire Clotilde Courau… Fallait attendre que l’une d’elles soit libre. J’adore Tautou, notamment dans Amélie Poulain et Un long dimanche de fiançailles, mais j’ai l’impression qu’elle est contre-employée, comme dans Da Vinci code

Ah oui, Dan Brown… Comme beaucoup, je me suis laissé emporté par cette vague de remise en question des sujets liés aux textes religieux « officiels »… On a tous nos idées là-dessus, n’est-ce pas… Mais pour « Anges et démons« … pas convaincu. Est-ce seulement un problème de vraisemblance ? Non, parce que j’y reconnais une immense culture et des connaissances innombrables sur l’histoire du Vatican et de Rome. Ce bouquin est un véritable guide touristique. Mais les inférences utilisées me troublent un peu… Ah, cette insistance à nous rappeler que ce cardinal a appris à piloter des hélicoptères…! J’ai également lu « Deception Point« , mais j’avoue que j’aurais du mal à vous dire comment ça se termine : je ne m’en rapelle plus. Je viens de commencer « Forteresse digitale« …

En tous cas, bien des exemples nous montrent que le cinéma se heurte à cette difficulté incontournable : faire passer la structure temporelle. J’en discutais dernièrement avec quelqu’un qui évoquait le film Troie, de Wolfgang Petersen, qui pourrait laisser croire que ce fameux conflit épique aura duré quelques jours…!

Au chapitre des auteurs peu connus mais à découvrir, « Le dernier templier » de Raymond Khoury, je vous le conseille. Je l’ai trouvé à France-Loisirs, mais je crois qu’on peut le trouver dans une édition de poche. Et depuis peu, on parle de Franck Thilliez, qui vient d’ailleurs de sortir un nouvel ouvrage. Insomniaques, commencez par « La chambre des morts » et « La forêt des ombres« … Vous ne serez pas déçus.

Restent mes incontournables… Quand Jean-Christophe Grangé sort un livre, je n’attends pas des mois. J’ai avalé « Le serment des limbes« , comme les autres, du reste, mais là encore, à part « Les rivières pourpres« ,  je n’ai pas trouvé extraordinaires les films qui ont été tournés à partir du « Concile de pierre » ou de « L’empire des loups« . Je constate d’ailleurs que les cinéastes délaissent d’autres romanciers qui me marquent : Maxime Chattam dont j’ai adoré notamment « Le sang du temps » et son dernier « Prédateurs« , à couper le souffle… (merci Bruno !). Et depuis peu, ma fille m’a fait découvrir Guillaume Musso. Je viens de lire « Seras-tu là » et « Parce que je t’aime« , et je me rends compte, peut-être pas vraiment sur le plan des structures et du style, mais plutôt sur le genre d’histoires racontées, que nos ouvrages sont assez proches…

Bonnes lectures… et n’hésitez pas à donner vos avis !

Publié dans : ||le 29 août, 2007 |Pas de Commentaires »

Laisser un commentaire

*libé-LuL* |
mes sens |
Mi corazon |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | livre des souvenirs
| L'ermite du 11ème
| Mots@Mots / AtelierS d'é...