« Marianne » parle des écrivains…

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A lire dans Marianne du 27 octobre 2007 cet intéressant article sur les moyens de subsistance des écrivains… C’est assez édifiant. Pour tout dire, il paraît insensé de vouloir vivre uniquement de ses écrits… Le syndrôme Van Gogh concerne toutefois pas mal de gens qui veulent vivre de leur plume. D »après Anna Topaloff et Xavier Houssin, auteurs de l’article, sur deux millions de personnes qui publient, 200 auteurs parviendraient à vivre avec l’équivalent du SMIC, 3000 réussissent à gagner plus de 7400 euros par an.

On y apprend pas mal de choses interessantes, qu’Apollinaire n’avait au départ pas 200 lecteurs pour Alcools et que Proust a fait publier chez Grasset un de ses premiers écrits à compte d’auteur.

Mais les droits d’auteur… 5 % des ventes sur un premier roman tiré jusqu’à 1000 exemplaires paraît monnaie courante. Ce n’est que plus tard que les contrats varient, s’adaptent, quand d’autres ouvrages suivent ou quand les ventes augmentent.

En fin de compte, si l’on trouve de l’offre sur le marché des livres, c’est parce que 98 % des auteurs ont des moyens de subsistance parallèles : un conjoint qui bosse, ou un métier « à côté »… Balzac était clerc de notaire, Desnos aide-compatble… Et l’article de faire allusion à d’autres moyens de subsister : animer, faire des conférences, des lectures publiques… Mais, comme le souligne un auteur : « Quand tu crèves de faim, tu n’as pas assez de concentration pour écrire. Quand tu bosses, tu es trop crevé pour écrire. » Malheureusement, au moment de signer un contrat d’édition, peu d’auteurs osent en contester les termes. Trop contents d’être édités, les écrivains préférent parler d’art que d’argent.

On peut émettre un certain nombre de voeux pieux, par exemple que la rétribution de l’écrivain ne soit pas liée aux ventes… Mais comme la culture est devenue une marchandise… Et puis, sur les 700 livres parus lors de la rentrée littéraire, les auteurs de l’article se permettent de dire que tous ne le méritaient sans doute pas ! « Si les éditeurs dépensaient moins pour fabriquer et diffuser des livres aux qualités littéraires relatives, nul doute que les « vrais » écrivains pourraient être mieux payés« .

… L’article ne parle pas de l’édition à compte d’auteur… C’est une autre histoire !

 

Publié dans : Auteur, Non classé |le 2 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

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